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Research interests/Domaines de recherche
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Syntax/semantics interface Verb complementation Verb typology Propositional attitude verbs Interrogatives Embedded interrogatives Factivity
Ancient Greek syntax Archaic Greek Poetry
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Interface syntaxe / sémantique Subordonnées complétives Typologies des verbes Verbes d’attitude propositionnelle Interrogatives Interrogatives enchâssées Factivité
Syntaxe du grec ancien Poésie grecque archaïque |
Work in progress and
projects
- Syntax and pragmatics of Ancient Greek exclamations (syntaxe et énonciation des
exclamations en grec ancien) [avec Michèle
Biraud et Camille Denizot]
- Syntax and pragmatics of the prolepsis (syntaxe et fonctions énonciatives de la prolepse)
[avec N. Bertrand]
- Part of the project on the Future in Greek (projet sur le futur en grec dans le cadre du
groupe "aspect en grec")
Articles soumis ou en préparation
- The Interaction between Presupposition and Focus: Classical Greek Exclamatives [draft]
- Le couple ὅς/ὅστις en grec classique
- Les emplois communs de τίς et de ὅστις
- Le subjonctif délibératif
- Unselected Embedded Wh-Questions
Papers, drafts, texts of presentations
Les emplois communs de τίς et de ὅστις, Journée Latin quis, grec τίς/τις : deux grammèmes parallèles ? (Université de Rouen, 21 janvier 2011).
In Classical Greek, τίς and ὅστις share only one usage: they can both introduce an embedded question. This common usage can be explained by the convergence of the semantics of each term, otherwise independent. Ὅστις forms a pair with ὅς in all their uses (relatives, interrogatives…): ὅς is identificational, while ὅστις is not. In embedded questions, ὅστις is employed when the context is non veridical (negative for example). On the other hand, τίς is the direct interrogative pronoun and its use in indirect question follows directly from its embedding. This result is formalized in an intensional logic frame.
En grec classique, τίς et ὅστις ne partagent qu’un emploi. Ils peuvent l’un et l’autre introduire une question enchâssée. Cela s’explique par la convergence de leur sémantique, qui est par ailleurs clairement distincte. Ὅστις va de pair avec ὅς dans tous leurs emplois (relatifs, interrogatifs…) : tandis que ὅς est identificationnel, ὅστις ne l’est pas. Dans des questions enchâssées, ὅστις est utilisé dans des contextes non véridiques (négatifs par exemple). D’autre part, τίς est le pronom d’interrogation direct. Son emploi en question indirect procède simplement d’un enchâssement. Ce résultat est formalisé dans un cadre logique intensionnel.
The Interaction between Presupposition and Focus : Classical Greek Embedded Exclamatives, Colloque Ancient Greek and Semantic Theory (Nimègue, 16-18 décembre 2010). [article]
In this talk, I show that new data can shed light on the semantics of exclamatives. In Classical Greek, the constituent (so-called Wh-) exclamatives pattern morphologically with free relatives but syntactically with questions. The morpheme h- shared by exclamatives and free relatives is identificational and reflects the fact that one can be only surprised by something he knows or observes. Crucially, however, this h-term is not placed in the higher (presuppositional) CP domain, but in a lower (focal) domain, thus accounting for the inexpressible character of the otherwise established fact (something known is presented as something new).
Dans cette communication, je présente des données qui apportent un éclairage nouveau sur la sémantique des exclamatives. En grec classique, les exclamatives constituantes se rangent morphologiquement du côté des relatives libres, mais syntactiquement du côté des questions. Le morphème h- qu’elles partagent avec les relatives libres est identificationnel et reflète le fait que l’on ne peut être surpris que par ce qu’on sait ou que l’on constate. Toutefois, le terme en h- n’est pas placé dans le domaine supérieur (présuppositionnel) du SC (syntagme de complémenteur), mais dans un domaine inférieur (focal). Cela explique le caractère indicible d’un fait qui est par ailleurs établi (quelque chose de connu est présenté comme quelque chose de nouveau).
Le couple ὅς/ὅστις en grec classique [The pair ὅς/ὅστις in Classical Greek], Colloque doctoral Pise / Paris en grec ancien (18-20 mars 2010). [pdf]
In reference Grammars (Kühner-Gerth 1904 ; Humbert 1972), ὅς and ὅστις’ usages are treated as being closer in the Classical Period than in Homer’s Epics, foreshadowing the merging of the two paradigms in the Gospels. Though it is true that they have changed since Homer’s time, I claim that a distinction between the two is to be maintained in the Classical Age. Ὅς and ὅστις are in concurrence in four contexts: as appositive relatives, as generic or future relatives (where ἄν+subj. can be used), as indefinite free relatives, and as indirect questions (where τίς can be used instead). With ὅστις, in the former two cases, the characteristic or the individual denoted by the relative does not entirely match the targeted referent ; in the latter two cases, ὅστις shows up only when the context is non veridical, in the sense of Giannakidou 1998. On the contrary, ὅς always pinpoints its referent. When comparing each pair of uses, it turns out that the differences between ὅστις and ὅς boil down to the sole notion of (non)identification, the distance between the two items remaining in each case of one degree of precision.
Dans les grammaires de référence (Kühner-Gerth 1904 ; Humbert 1972), ὅς et ὅστις sont considérés comme d’un emploi proche en grec classique, contrairement à la situation homérique, préfigurant ainsi la fusion des deux paradigmes dans les Évangiles. Bien qu’il soit vrai que leur situation a évolué depuis l’époque homérique, je soutiens qu’il faut maintenir une distinction entre les deux termes à l’époque classique. Ὅς et ὅστις sont en concurrence dans quatre contextes : dans les relatives appositives, dans les relatives génériques ou à référence future (où on peut utiliser ἄν et le subj.), dans les relatives libres indéfinies, dans les questions indirectes (où on peut leur substituer τίς). Avec ὅστις, dans les deux premiers cas, la caractéristique ou l’individu dénoté par la relative ne correspond pas entièrement au référent visé ; dans les deux derniers cas, ὅστις n’apparaît que lorsque le contexte est non véridique, au sens de Giannakidou 1998. Au contraire, ὅς localise toujours précisément son référent. En comparant deux à deux chaque emploi, on s’aperçoit que les différences entre ὅστις et ὅς peuvent se ramener à la notion unique de (non)identification, la distance entre les deux restant d’un degré de précision à chaque fois.
(to appear) The Oblique Optative, a case of narrative tense. The example of the Future Optative, Actes du colloque : The 8th International Meeting on Greek Linguistics: “The Greek Verb: Morphology, Syntax, Semantics”. Museo Archeologico di Agrigento October 1-3 2009. (First version) [pdf]
Conclusions are in lines with what I proved in Lalies 30
L'Optatif oblique serait-il un temps ?, Lalies 30, p. 281-294 (2010) [pdf]
In this paper, we show that the oblique optative, far from being facultative, can be accounted for in most of the situations where it appears. In every fourth century BCE author, it outnumbers the indicative and the subjunctive in comparable contexts (that is in embedded past contexts). In the analysis, we define several cases depending on the embedding verb and the discourse or narrative situation. It turns out that the oblique optative is triggered by embedded narrative contexts, the indicative being the exception, which can be explained along the lines of Sicking and Stork (1997)’s notion of historical present. The conclusion is that the oblique optative is grammaticalised as a narrative past tense, and that the accounts based on pragmatics must be left aside.
Dans cet article, on montre que l’optatif oblique, loin d’être facultatif, s’explique dans la plupart des cas. À contextes comparables (en subordonnée passée), il est majoritaire par rapport à l’indicatif, et ce chez tous les auteurs du IVe siècle avant J-C. Dans l’analyse, on distingue plusieurs classes de verbes introducteurs et deux situations : discours et récit. L’optatif oblique apparaît dans des contextes de récit, où l’indicatif est l’exception. Celui-ci se comprend de la même façon que le présent historique tel qu’il est défini par Sicking and Stork (1997). La conclusion est que l’optatif oblique est grammaticalisé comme une forme de temps du récit. Les explications qui s’appuient sur la pragmatique doivent donc être écartées.
Can free relatives be concealed questions in Classical Greek ?. 9th International Conference on Greek Linguistics (ICGL 9), (29-31 October 2009, Chicago, Illinois, USA). [pdf]
In this talk, we deal with the behaviour of relative clauses after the predicates that also introduce questions in Ancient Greek. We try to account for why they do not behave like canonical relative clauses (ellipse cases, prolepses…), and for why not every relative displays such phenomena. Interestingly, the contexts where these relative clauses show up are exactly those where negative polarity items (NPIs) are precluded in other languages. Finally, we address the question as to whether or not it is relevant to speak about these relative clauses in terms of concealed questions.
Dans cette communication, on traite du comportement des relatives après des verbes qui introduisent par ailleurs des questions en grec ancien. On essaie d’expliquer d’une part pourquoi elles ne se comportent plus tout à fait comme des relatives (cas d’ellipse du contenu, de prolepses…), et d’autre part pourquoi tous les relatifs ne présentent pas ces phénomènes. On note en particulier un rapport d’exclusion entre les contextes où on a ces relatives et ceux où des termes à polarité négative apparaissent dans d’autres langues. On s’interroge en dernier lieu sur l’opportunité de parler de questions cachées pour ces relatives.
The Complement of Declarative Speech Act Predicates (SAPs). Verb Typologies revisited : A Cross-linguistic Reflection on Verbs and Verb Classes (Gand, 5-7 février 2009). (First version available under the title « Verbs of speaking and verbs of thinking ») [pdf]
In this paper I analyse the syntax and the semantics of the complement of declarative SAPs compared to that of verbs of thinking. In the frame of a fine-grained structure of the clause, I address the problem as to which layers are represented in the embedded clause. I argue that the embedding predicate is the first layer of the embedded clause, and therefore that declarative SAPs do not embed a speech act, but rather an entity of a lower type, a proposition. I explore the possibility to extend this proposal to other verb classes with the help of languages with a rich range of complementation as Classical Greek.
Dans cet article, sont étudiées la syntaxe et la sémantique des compléments des verbes d’acte de langage déclaratifs et leur rapport avec les verbes de pensée. On propose d’abord d’affiner la structure de la phrase en niveaux. Les verbes d’acte du langage n’enchâssent pas une phrase complète, avec tous les niveaux fonctionnels, mais uniquement une phrase tronquée, avec les niveaux inférieurs, qui correspondent au niveau de la proposition. Ce type d’analyse peut être étendue toutes les classes de verbes introducteurs de complétive. La démonstration s’appuie sur des données de différentes langues, dont le grec classique.
Non veridical predicates and question embedding. Evidence from Ancient Greek and English. Syntax under lexical rule: the role of clause-embedding predicates (Berlin, 12-13 Dec. 2008).
In this paper, I seek to account for a class of question-embedders that escapes the binary classification usually proposed in the literature (Groenendijk and Stokhof 1984 ; Ginzburg 1995 ; Lahiri 2002) : the non veridical predicates (Lahiri 2002) like be certain about or agree on. I address this question through the notion of topic and its relation to that of question. I especially try to explain why in languages where these predicates can embed a question a preposition is quasi obligatory (evidence is taken from English and Ancient Greek).
Dans cet article, on cherche à expliquer pourquoi une classe de prédicats introducteurs d’interrogatives échappe à la classification binaire qui est proposée dans les travaux majeurs sur la question (Groenendijk et Stokhof 1984 ; Ginzburg 1995 ; Lahiri 2002). Il s’agit de la classe des prédicats comme be certain about ou agree on en anglais (prédicats non-véridiques selon Lahiri 2002). Pour traiter ce problème, on fait appel à la notion de topique et on analyse son rapport aux questions. On essaie en particulier d’expliquer la présence quasi-obligatoire d’une préposition avec ces prédicats (on se sert de données empruntées à l’anglais et au grec ancien).
Retour sur la factivité. Journées de Sémantique (Toulouse, les 3 et 4 avril 2008). [A Review of Factivity].
Abstract available on demand at faurerichard5044 [at] neuf.fr (French, English)
Peut-on sauver la factivité ? [Can Factivity be Saved ?] (Talk presented at CIEL 8 in March 2007).
Introduction to the classification of factive verbs and the problems they pose.
Introduction à la classification des verbes factifs et aux problèmes qu’elle soulève.
Factif émotifs, factifs cognitifs et accommodation locale. Verbum 28(4), 2006, p. 415-431. [Emotive Factives, Cognitive Factives and Local Accommodation] [pdf]
There are two ways of classifying factive predicates in the literature. On the one hand, it was noticed that certain predicates can lose the presupposition of their complement more easily than others. On the other hand, lexical semantics divides them into emotive and cognitive predicates. This paper aims to show that these distinctions can merge. We go deeper through the analysis of how each class behaves regarding presuppositions, especially with regard to their accommodations. Cognitives obviously trigger a local accommodation more easily than emotives.
Dans la littérature, on trouve deux façons de classer les prédicats factifs. D’une part, on constate que les présuppositions n’ont pas la même constance avec tous les prédicats, ce qui permet de définir deux catégories. D’autre part, on fait une différence, en sémantique lexicale, entre les prédicats émotifs et les cognitifs. Dans cet article on montre, en s’appuyant notamment sur la distribution syntaxique, que ces deux classifications sont superposables, et on approfondit le comportement de ces deux classes vis-à-vis des présuppositions, et en particulier de leurs accommodations : les émotifs sont plus récalcitrants que les cognitifs à l’accommodation locale.
Interrogatives indirectes et relatives dans les discours de Démosthène : Concurrence entre les relatives autonomes et les questions constituantes enchâssées : neutralisation ou distribution complémentaire ? [Indirect Interrogatives and Relatives in Demosthenes’ Speeches : Concurrence between Free Relatives and Embedded Constituent Questions, Neutralization or Complementary Distribution ?] (Mémoire de Master2) 2006
Études sur la langue de Solon. Héritage et particularités poétiques [Studies on Solon’s Language] (Mémoire de maîtrise) 2004
This work provides an analysis of Solon’s language at every linguistic level. It also involves metrics, stylistic, literature and civilisation.
Travail présentant les différents aspects de la langue de Solon à tous les niveaux linguistiques et en rapport avec une analyse métrique, stylistique, littéraire et de civilisation.